Télescope spatial Spitzer

Le télescope spatial Spitzer est le plus gros télescope infrarouge lancé par la NASA. Ces longueurs d'ondes ne pouvant être observées utilement depuis le sol, seul un objet à l'extérieur de l'atmosphère, refroidi cryogéniquement peut effectuer des observations utiles. Ce satellite est semblable au satellite ISO lancé par l'ESA en 1995 et dont la durée de vie fut de 28 mois.

Le lancement du télescope s'est effectué par une fusée Delta II, le 25 août 2003 au Cap Canaveral en Floride. Avant son lancement, il était nommé SIRTF pour Space Infrared Telescope Facility mais a été renommé Spitzer, du nom d'un scientifique américain, Lyman Spitzer.

Il peut observer et détecter le rayonnement infrarouge émis par des objets à des longueurs d'onde entre trois et cent-soixante micromètres. Il pourra faire approximativement 100 000 observations durant sa vie, dont la prévision est de 5 ans. Son orbite unique lui permettra d'utiliser les températures froides de l'espace pour son refroidissement (en plus de celui fourni par 400 litres d'hélium liquide) et ses panneaux solaires lui apporteront l'énergie et la protégera également de la chaleur.

 

Télescope spatial Spitzer

 

Vue d'artiste du télescope spatial Spitzer

Vue d'artiste du télescope spatial Spitzer

Organisation

NASA, JPL/Caltech

Domaine

Infrarouge

Orbite

8,7·106 km (5,4·106 mi) (héliocentrique, après la Terre à L5)

Lancement

25 août 2003

Extraction

prévue en 2008

Masse

950 kg (2090 lb)

Autres noms

Space Infrared Telescope Facility, SIRTF

Programme

Grands observatoires

Page web

spitzer.caltech.edu
irsa.ipac.caltech.edu

Caractéristiques physiques

Technologie

Béryllium léger, refroidi sous 5,5 K

Diamètre

85 cm

Surface

2,3 m²

Focale

f/12

Instruments

IRAC

caméra infrarouge

IRS

spectrographe infrarouge

 

photomètre infrarouge

MIPS

trois pseudo-caméras

Les nouveaux instruments très sensibles du télescope permettront de percer l'espace qui est présentement obscurci par des nuages de gaz, les nuages interstellaires qui bloquent les télescopes fonctionnant dans le domaine visible. Il apporte déjà de nouvelles données au sujet de la formation des planètes ainsi que sur des objets froids tel que les naines brunes, et les galaxies infrarouges, sièges de formation d'étoile très intense (« galaxies starburst »).


Réponse des quatre filtres de la caméra IRAC en électron/photon

Réponse des quatre filtres de la caméra IRAC en électron/photon


 

 

 

 

 


Le miroir mesure 85 centimètres et trois instruments sont à bord :

  • IRAC une caméra permettant d'étudier l'infrarouge proche et moyen (4 matrices de 256x256 pixels observant dans des bandes centrées sur 3,6, 4,5, 5,8 et 8,0 µm)
  • IRS un spectrographe permettant l'analyse entre 3 et 38 µm
  • MIPS est photomètre sensible à 24, 70 et 160 µm.

 

La matrice MIPS 24 µm fait 128x128 pixels, le detecteur à 70 µm est composé de barrettes en Ge:Ga de 16 pixels aboutées pour former une matrice 32x32, et le 160 µm comprend 2 rangés de 20 pixels indépendants, en Ge:Ga (sous pression mécanique). Les détecteurs de MIPS sont refroidis à 1,7 K. À comparer avec ISO PHOT C-100 (l'équivalent de 70um) qui n'avait que 3x3 pixels et C-200 qui n'avait que 2x2 pixels !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Télescope spatial Spitzer." Wikipédia, l'encyclopédie libre. 28 juillet 2006, 13:58 UTC. 6 août 2006, 15:21 <http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=T%C3%A9lescope_spatial_Spitzer&oldid=8965136>.

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