Pic du Midi de Bigorre

 

Le Pic du Midi de Bigorre (en occitan gascon pic de Mieidia de Bigòrra) est situé dans les Hautes-Pyrénées, et atteint une altitude de 2877 mètres. Il est connu entre autres pour la présence d'un observatoire astronomique et d'un relais de télévision.

Sommaire

 

  • 1 Géographie
  • 2 L'observatoire
    • 2.1 Histoire
    • 2.2 Télescopes

Géographie

Pic du Midi de Bigorre

Vue d'ensemble

Altitude

2877 m

Latitude

42° 56' 11¨ N

Longitude

00° 08' 34¨ E

Pays

France

Massif

Pyrénées

Première ascension

1789 par Ramond
de Carbonières

Voie d'ascension
la plus facile

Téléphérique

Il est situé dans les Pyrénées françaises, dans le département des Hautes-Pyrénées, près de Bagnères-de-Bigorre, se référant comme la ville à l'ancien comté de Bigorre. Le pic est connu pour son panorama sur la chaîne de montagnes franco-espagnole.

Il est possible d'accéder au Pic à pieds, par des sentiers de randonnée, ou bien en téléphérique, au départ de La Mongie. Ce téléphérique est composé de deux tronçons :

  • le premier tronçon, entre La Mongie (1800 m) et le Taoulet (2300 m), comporte plusieurs pylônes ;
  • le deuxième tronçon, entre le Taoulet et le Pic du Midi (2872 m), ne comporte qu'un seul pylône, près de la gare d'arrivée. Il présente une travée de câble de 2550 m de long entre le Taoulet et ce pylône.

L'observatoire

L'observatoire astronomique est un haut lieu d'observation et de recherche. La météorologie puis l'astronomie ont été les principales motivations de la création de cet observatoire.

L'astronomie est encore à l'heure actuelle le domaine d'investigations scientifiques le plus important au Pic du Midi. L'observatoire est rattaché à l'Observatoire Midi-Pyrénées. C'est une UFR de l'université Paul Sabatier (Toulouse III).

Histoire

Dès le XVIIIe siècle, le sommet du Pic est connu pour être un lieu d'observations astronomiques.

La construction de l'observatoire a débuté dans les années 1870, sous la direction du général Charles du Bois de Nansouty, et de l'ingénieur Célestin Vaussenat. Les premiers terrassements au sommet commencent en 1875. Les premiers locaux sont achevés le 8 septembre 1882.

Gros plan sur l'observatoire, en hiver. On distingue les coupoles de l'observatoire, l'antenne de télévision, et la cabine du téléphérique.
Gros plan sur l'observatoire, en hiver. On distingue les coupoles de l'observatoire, l'antenne de télévision, et la cabine du téléphérique.

Par la suite, ces locaux ont été grandement complétés : nouvelles terrasses, nouvelles coupoles, nouveaux bâtiments d'habitation.

L'électricité arrive au sommet en 1949. Auparavant, les équipements électriques étaient alimentés par un ensemble de batteries et un groupe électrogène.

Un premier téléphérique, dédié au transport du personnel, est installé en 1952, ce qui permet d'atteindre le sommet en toute saison.

En 1959-1962 est installé le bâtiment interministériel, qui regroupe les activités d'astronomie, de météorologie, de télévision et de navigation aérienne.

En 1994, l'État envisage la fermeture de l'observatoire. La région Midi-Pyrénées se mobilise, et crée un syndicat mixte pour la réhabilitation du site. Le projet prévoit une réhabilitation des installations scientifiques, ainsi que l'ouverture au public d'une partie du site. Ainsi, le téléphérique de service est remplacé par un nouveau téléphérique capable d'accueillir le grand public. D'importants travaux sont engagés à partir de 1996 ; le site, dans sa version rénovée, ouvre en l'an 2000.

Télescopes

En 1905 est installée la coupole Baillaud, de 8 m de diamètre. Elle est équipée d'une monture équatoriale mécanique. Elle abrite une lunette et un télescope réflecteur.

En 1946, M. Gentilli offre à l'observatoire une coupole et un télescope de 60 cm.

Un spectrographe est installé en 1958.

En 1963, la NASA finance l'installation d'un télescope de 106 cm. Il est utilisé pour prendre des clichés précis de la surface lunaire dans le cadre de la préparation des missions Apollo.

Une tour haute de 28 m et de 2 m de diamètre est construite à partir de 1972. Elle est installée à l'écart des autres bâtiments, de façon à minimiser les perturbations atmosphériques. En 1980, elle habrite un télescope de 2 m : le télescope Bernard Lyot.

L'observatoire dispose d'un coronographe, qui permet l'étude de la couronne solaire.

Autre instrument, installé depuis 1961, la Coupole Tourelle (rebaptisée Lunette Jean Rösch en 2004, en l'honneur de son créateur). Cette coupole à la forme caractéristique abrite une lunette de 50cm de diamètre destinée à l'étude du Soleil (imagerie de la surface, étude de la granulation). L'instrumentation s'est vue complétée en 1980 par un spectrographe.

Lunette Jean Rösch, au Pic du Midi
Lunette Jean Rösch, au Pic du Midi

On dénombre actuellement au sommet:

  • Le télescope de 55cm (coupole Robley);
  • Le télescope de 60cm (coupole du T60, accueillant des astronomes amateurs via l'Association T60);
  • Le télescope de 106cm (coupole Gentilli) dédié aux observations du système solaire;
  • Le télescope de 2m ou Télescope Bernard Lyot (spectropolarimétrie à l'aide des instruments MUSICOS et NARVAL);
  • Le coronographe HACO-CLIMSO (étude de la couronne solaire);
  • La Lunette Jean Rösch (étude de la surface solaire);

Citons également:

  • La coupole Charvin, ayant abrité un coronomètre photoélectrique (étude du Soleil);
  • La coupole Baillaud, réaffectée au musée en 2000 et abritant une maquette à l'échelle 1:1 du coronographe.

"Pic du Midi de Bigorre." Wikipédia, l'encyclopédie libre. 24 juillet 2006, 18:06 UTC. 6 août 2006, 14:42 <http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Pic_du_Midi_de_Bigorre&oldid=8881906>.

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